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Lever les freins de l’économie de la fonctionnalité à Bruxelles

Christian Du Brulle

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Louer plutôt qu’acheter. Acquérir l’usage ou l’accès à un objet plutôt que le posséder. Laisser la propriété de l’objet à l’entreprise qui le fournit. Voilà ce que recouvre la notion d’économie de la fonctionnalité. « Et si on pousse cette logique plus loin, cela revient, pour l’entreprise qui offre ces services, à vendre une «performance », indique Coralie Muylaert, de la Haute Ecole ICHEC, à Bruxelles.

Dans le cadre de « Brufonctionnel », un projet de recherche financé par la Région bruxelloise via le programme Anticipate, la chercheuse s’intéresse à ce modèle économique alternatif: celui de la location de vêtements, de vélos, des voitures partagées, de mise à disposition temporaire d’outils. Bref, une démarche qui remplace celle de l’achat, de la possession.

« L’économie de la fonctionnalité est un modèle prometteur en matière de transition sociale et écologique, parce qu’il pourrait permettre de dématérialiser les activités économiques. Et ainsi d’enrayer la course à la possession d’objets, à la vente de volumes croissants de biens matériels (et des déchets qu’ils génèrent) pour aller vers la fourniture de services ou de solutions répondant de la manière la plus pertinente possible aux besoins des consommateurs », expliquait-elle lors de la dernière journée des chercheurs organisée par SynHERA, l’ASBL chargée de la valorisation de la recherche en Haute École de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le passage à ce modèle se heurte cependant à des barrières multiples, autant du côté du consommateur que du côté de fournisseurs de services ou d’accès temporaires aux biens. C’est sur l’identification de ces barrières, leur ampleur et leurs mécanismes que travaille la chercheuse. Le tout en lien avec l’étude des effets catalyseurs que cette économie de la fonctionnalité pourrait avoir sur le territoire bruxellois.

Après avoir réalisé une étude approfondie de trois organisations bruxelloises actives dans l’économie fonctionnelle (une bibliothèque communale, une « vêtithèque » et une « modulothèque »), elle a déjà identifié certains freins au déploiement de ces services.

  • Il y a d’abord un problème de proximité (spatiale, culturelle, cognitive, identitaire, symbolique) entre les parties prenantes à résoudre
  • Il y a ensuite, pour les entreprises de l’EF, le problème d’identification des caractéristiques et des besoins des consommateurs
  • Il y a la question des moyens logistiques à mettre en oeuvre par ces entreprises ainsi que celui de leur publicité
  • Enfin, la question de la fixation du prix est également pointée par la chercheuse

Après 18 mois de travail, Coralie Muylaert remarque que les principaux freins au passage à cette économie fonctionnelle portent sur le manque d’analyse des besoins de la population bruxelloise par les organisations et le manque de connaissances de ces entreprises relatives aux blocages rencontrés par différentes catégories de consommateurs bruxellois vis-à-vis des offres fonctionnelles.

Avec ce projet, la chercheuse poursuit désormais quatre objectifs:

  • Contribuer à renforcer la viabilité des projets portés par les acteurs désireux de faire évoluer leur modèle d’affaires vers l’EF
  • Assurer aux ménages bruxellois les conditions d’accès à l’EF à un public plus large et diversifié qu’actuellement
  • Identifier les secteurs économiques susceptibles de basculer vers l’EF
  • Proposer un ensemble de leviers et de pistes concrètes à développer en vue de l’expansion de l’EF en Région de Bruxelles-Capitale.

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