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Les longs séjours en hôpitaux psychiatriques ont aussi un impact social sur les patients

Christian Du Brulle

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En Belgique, la durée de séjour des patients psychiatriques en hôpitaux est parmi les plus longues en Europe. « En 2018, la durée moyenne de ce type de séjours était de 55 jours. Alors que dans les autres pays avec lesquels nous avons fait des comparaisons, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni et la Pologne, cette moyenne n’était que de 10 et 20 jours », indique Pierre Smith. Ce chercheur doctorant à l’Institut de Recherche Santé Société de l’UCLouvain (Woluwe-St-Lambert) se spécialise en épidémiologie psychiatrique.

Ces longs séjours ont bien entendu un impact économique. Mais dans sa dernière étude, c’est aux impacts sociaux de ces longues hospitalisations (et réhospitalisations) que s’est intéressé le chercheur.

« Jusqu’à présent, aucune étude n’avait réussi à quantifier ce genre d’impacts, faute de données disponibles », indique-t-il. « Désormais, elles sont accessibles ».

« Les psychiatres argumentent que l’objectif d’une hospitalisation de patients psychiatriques est précisément de générer une fracture avec leur environnement quotidien, afin de permettre aux patients de se recentrer sur eux-mêmes. Ce qui est vrai. Mais il y a forcément une durée au-delà de laquelle cette fracture n’est plus bénéfique. Une limite au-delà de laquelle elle peut même devenir délétère en ce qui concerne la réintégration ultérieure du patient dans la société. Un des objectifs de ma recherche visait à déterminer la durée d’hospitalisation à ne pas dépasser », précise-t-il.

75 jours d’hospitalisation seraient un maximum sur un an, selon lui. Un chiffre qui inclut la durée des réhospitalisations. « Au-delà, le risque de voir ces patients perdre leur emploi, leur logement, de vivre une séparation conjugale ou encore de ne pas conserver diverses relations sociales avec des amis est plus important », indique le chercheur.

« Ce sont des résultats importants qui montrent qu’il n’y a pas que des arguments économiques en faveur d’une réduction de la durée de séjour en institution psychiatrique hospitalière », conclut-il.

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