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La technologie au secours de l’Agneau mystique

Christian Du Brulle

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Après trois années de restauration entreprise par l’Institut Royal du Patrimoine Artistique (IRPA, à Bruxelles), le registre inférieur du polyptyque de l’Agneau mystique, chef-d’œuvre des frères Van Eyck terminé en 1432, a repris ses couleurs d’origine. L’œuvre est actuellement visible au Musée des Beaux-Arts de Gand. Elle devrait regagner la cathédrale Saint-Bavon en janvier.

Avant de restaurer cette œuvre majeure, les spécialistes ont étudié en détail l’ensemble inférieur de ce polyptyque. L’équipe interdisciplinaire de l’Institut Royal du Patrimoine Artistique (Bruxelles) a collaboré avec les universités de Gand et d’Anvers et a reçu le soutien d’un comité d’experts internationaux. Ces spécialistes ont également pu compter sur l’expertise de chimistes, de spécialistes en imagerie scientifique et d’historiens de l’art.

L’Agneau mystique a notamment été étudié par rayons X. © CDB
L’Agneau mystique a notamment été étudié par rayons X. © CDB

L’étude approfondie de cette œuvre a démontré que près de la moitié de la peinture originale de « L’Adoration », le panneau central, était masquée par d’anciens surpeints.

Sur les panneaux latéraux, de très anciens vernis bruns voilaient également les détails et l’effet de profondeur, tandis que 10 à 15 % de la surface peinte étaient aussi surpeints. « Ceux-ci suivaient en grande partie la composition originale, mais étaient beaucoup moins raffinés. Ils ont été réalisés au milieu du 16° siècle pour mettre le tableau au goût du jour et masquer certains dégâts locaux. Il s’est avéré que la peinture originale des frères Van Eyck était très bien conservée sous les surpeints, avec toutefois quelques lacunes », indique Hélène Dubois, qui était responsable de la restauration de l’Agneau mystique, à l’IRPA.

Suite à un long travail de dégagement réalisé centimètre par centimètre au moyen d’un scalpel chirurgical et sous stéréomicroscope, l’original a été redécouvert. Les anciens dégâts ont été comblés par des retouches minutieuses. La dorure originale des cadres a aussi été restaurée. Un traitement de conservation des supports en bois garantit leur stabilité à long terme.

L’œuvre a désormais retrouvé une luminosité, des couleurs et des détails disparus depuis des siècles! Un travail de trois ans dont le budget frôle les 900.000 euros.

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