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La sismologie, nouvel outil de mesure de la dynamique des populations

Christian Du Brulle

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En mars dernier, quelques jours après la mise en place du confinement en Belgique, le Dr Lecocq, sismologue à l’Observatoire royal de Belgique (ORB), constatait que le niveau de bruit sismique à Uccle avait très sensiblement diminué. Cette semaine, dans la revue Science, il constate avec ses collègues que ce bruit sismique a également plongé aux quatre coins de la planète.

« L’activité humaine provoque des vibrations qui se propagent dans le sol sous forme d’ondes sismiques à haute fréquence », y rappellent les chercheurs. « Les mesures visant à atténuer la pandémie de COVID-19 ont eu un impact majeur sur la science environnementale dans le monde entier. On pense par exemple aux réductions des émissions de CO2 et de NO2 », indique le Dr Lecocq.

« Dans notre nouvelle étude scientifique, qui résulte d’une collaboration unique entre 76 chercheurs relevant de 66 institutions situées dans 27 pays, nous faisons état d’une forte réduction globale du bruit sismique dans les zones urbaines ».

Le bruit sismique est le signal continu mesuré par les sismomètres en même temps que les tremblements de terre. Le bruit sismique est influencé par les activités (le “bourdonnement ») de l’homme à la surface.

« Dans cette étude, nous montrons que le bruit sismique pendant le confinement a diminué de 50 % dans de nombreux pays. Nous observons ces effets plus fortement dans les zones urbaines, mais aussi dans les zones reculées et jusqu’à plusieurs centaines de mètres sous terre », indique-t-il.

« La modification du bruit sismique nous fournit des informations sur les changements de comportement humain et permettrait de contrôler l’efficacité des mesures de confinement et de déconfinement. Nous pensons que notre étude est la première à examiner le bruit sismique anthropique dans une vision globale à long terme », précise-t-il.

La carte en début d’article localise les 268 stations sismiques opérationnelles disséminées dans le monde et dont les données ont été utilisées par les chercheurs pour cette étude. Les effets du confinement sont observés (en rouge) dans 185 de ces 268 stations (graphique publié dans “Science”).

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