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La recherche sur le cerveau et les maladies rares récompensée par le Prix Generet

Christian Du Brulle

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Le neurologue Pierre Vanderhaeghen (KULeuven et ULB), lauréat du Prix Francqui en 2011, vient de se voir attribuer le Prix Generet pour les Maladies rares. Ce prix, géré par la Fondation Roi Baudouin, est doté d’un million d’euros.

Le Pr Vanderhaeghen dirige actuellement le Laboratoire de Neurobiologie du Développement et des Cellules souches (Laboratorium voor Stamcel- en Ontwikkelingsneurobiologie – VIB-KU Leuven Centrum voor Hersenonderzoek). Il a cependant gardé un pied à l’ULB (Campus Érasme), où il fut pendant des années professeur à temps plein.

Ces dix dernières années, avec son équipe, il a mené des recherches pour mettre au point un moyen de suivre « in vivo » le développement cérébral humain. « Le cerveau humain est plus complexe que celui d’autres espèces animales », explique-t-il. « Une grande différence est qu’il se développe très lentement : il n’est entièrement fonctionnel qu’au bout d’une vingtaine d’années. Cela donne donc beaucoup plus de temps à l’être humain pour apprendre de nouvelles choses. Mais il est difficile d’étudier cela sur des cellules isolées en laboratoire, car c’est précisément l’interaction complexe entre ces cellules dans le cerveau qui détermine le déroulement de ces évolutions, et il faut pouvoir étudier cela “in vivo”, dans un organisme vivant».

Avec son équipe, il a d’abord découvert un processus de transformation de cellules souches humaines en cellules nerveuses. « Nous les avons transplantées dans le cerveau de souris ce qui nous a permis observer que ces cellules cérébrales humaines conservaient leur propre rythme de développement, très lent, et qu’elles s’intégraient fonctionnellement avec les cellules de souris. Donc, elles collaborent, sans devenir pour autant des cellules de souris », dit-il.

De nombreuses maladies rares sont causées par des mutations génétiques qui entraînent des anomalies dans le développement cérébral. Celles-ci s’expriment par des déficiences mentales, de l’épilepsie, des symptômes du trouble de l’autisme, etc. « Nous supposons que, pour un grand nombre d’entre elles, l’erreur est liée à la vitesse de développement : elles se développent trop lentement ou trop vite », explique le Pr Vanderhaeghen. Des recherches ont déjà été lancées sur le syndrome de duplication MECP2 et le syndrome de RETT, des maladies rares qui provoquent de graves troubles du développement, en collaboration avec une spin-off spécialisée dans le repositionnement de médicaments existants pour le traitement de maladies rares. « Avec notre modèle animal, nous mettons de nouvelles possibilités à la disposition de la recherche au niveau cellulaire et moléculaire, ce qui n’est pas possible avec un scanner. »

« À cet égard, les échanges avec des généticiens cliniques sont très importants pour nous », souligne-t-il. « Ils remarquent par exemple qu’il existe de nombreuses similitudes dans les troubles du développement auxquels sont confrontés deux patients atteints de mutations génétiques entièrement différentes. Cela nous pousse à nous demander s’il n’y a pas des mécanismes très semblables qui interviennent, comme un développement trop rapide des cellules nerveuses dans les deux cas”.

On ne peut pas prédire dans quel délai cela pourra déboucher sur de nouveaux traitements. « La science demande du temps. C’est une grande chance pour nous qu’il existe des moyens tels que ceux du Fonds Generet, qui nous donnent le temps et la liberté de tester des hypothèses radicalement nouvelles. Ces prochaines années, nous en apprendrons certainement beaucoup sur ce qui se passe dans les cellules nerveuses humaines en développement. Cette première étape est essentielle pour pouvoir, plus tard, faire la différence pour les patients atteints de maladies rares».

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