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La base de données IsoArcH éclaire les archéologues

Christian Du Brulle

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C’est un trésor en ligne et en open access pour les archéologues. 12.744 informations isotopiques, dont 8.553 concernent des êtres humains, 3.615 des animaux, 566 des plantes et 10 autres des résidus organiques leur sont accessibles via IsoArcH. Cette base de données élaborée par le Dr Kevin Salesse, du laboratoire d’Anthropologie et de Génétique humaine de l’ULB, est une mine d’informations isotopiques.

Les isotopes? Ce sont des atomes d’un même élément dont le noyau présente un nombre différent de neutrons. « Dans le cadre de mon postdoctorat actuel à l’ULB, je travaille sur les isotopes stables identifiés dans des restes humains comme des dents ou des ossements découverts en contexte archéologique ou en contexte « forensique » (criminalistique) », précise l’anthropologue biologiste. « J’avais déjà commencé à m’y intéresser dans le cadre de mon doctorat, dès 2011. Avec le temps, les informations isotopiques se sont accumulées, au point de devenir l’outil actuel mis à la disposition de la communauté scientifique ».

Qu’indiquent ces isotopes aux archéologues? « L’analyse des isotopes de carbone ou d’azote présents dans le collagène, la partie organique des os, permet d’obtenir des informations sur l’alimentation », précise le chercheur. Le même type d’analyse peut également être réalisé sur la phase minérale des os. Cette fois, ce sont des informations sur l’origine géographique de ces aliments qui sortent des analyses.

Elaborée avec l’aide de l’informaticien Xavier de Rochefort, la base de données isotopiques IsoArcH vient de recevoir un nouveau coup de pouce de la VUB (Vrije Universitiet Brussel). Kevin Salesse fait d’ailleurs appel aux appareillages de son laboratoire AMGC (Analytical, Environmental and Geo-Chemistry) pour réaliser ses analyses. De même, il compte aussi sur les outils techniques du labortoire G-Time (Géochimie: Traçage Isotopique, Minéral, et Elementaire) de l’ULB pour ses recherches.

« IsoArcH est aujourd’hui la plus grosse base de données isotopiques disponible », souligne son créateur. « Elle contient des informations isotopiques, archéologiques et anthropologiques géoréférencées liées à l’étude des régimes alimentaires et de la mobilité des populations humaines et animales, mais aussi des pratiques de gestion des animaux et des cultures, et des climats et environnements passés », souligne-t-il.

Illustration en tête d’article: Analyse en laboratoire à l’Irpa/Kik, Bruxelles © Kevin Salesse

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