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Des cartes cognitives collaboratives pour favoriser le dialogue au sein des conseils communaux bruxellois

Christian Du Brulle

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Comment améliorer la communication au sein des conseils communaux bruxellois? Voilà le souci de quelques chercheurs de l’Université catholique de Louvain qui viennent de démarrer un projet de recherche sur le sujet.

« Baptisé “Deliberate & Learn in Brussels” (e-D&LIB), ce projet de recherche de quatre ans financé par le programme « Prospective Research for Brussels » d’Innoviris, l’agence bruxelloise de la recherche et de l’innovation, est centré sur le fonctionnement des conseils communaux à Bruxelles », explique Stéphane Moyson, Professeur d’administration publique à l’UCLouvain.

« Notre but est d’une part de tenter de mieux cerner les difficultés de communication entre les conseillers communaux et d’autre part de mettre au point un outil digital permettant d’améliorer cette communication ».

« Dans un premier temps nous allons étudier le fonctionnement d’un maximum de conseils communaux à Bruxelles en y assistant mais aussi en décortiquant les minutes de ces conseils. Nous voulons ainsi documenter notre postulat de départ, à savoir que durant ces conseils, les gens se parlent mais ne s’écoutent pas vraiment », précise le politologue.

« Nous allons en parallèle recruter un certain nombre de conseillers communaux que nous allons suivre dans le temps afin qu’ils nous parlent de leurs difficultés notamment ».

Dans un second temps l’équipe va développer une première version de son logiciel e-D&LIB susceptible de favoriser la communication, les mécanismes d’apprentissage, au sein des conseils communaux. Ce logiciel, basé sur l’utilisation de cartes cognitives, devrait permettre aux conseillers communaux de mieux préparer les décisions à prendre lors de leur prochaine réunion.

« En utilisant des cartes cognitives collaboratives nous espérons que les conseillers pourront avancer, de manière sereine et anonyme, leurs arguments en faveur ou en défaveur de telle ou telle proposition mise à l’ordre du jour. Ce processus continu et participatif devrait permettre aux conseillers de s’impliquer davantage dans les décisions », précise le Pr Moyson.

« Notre but n’est bien entendu pas de remettre en question le fonctionnement démocratique des conseils communaux. Nous espérons simplement que l’utilisation du logiciel permettra de mieux préparer en amont ces réunions ».

Les chercheurs vont également analyser l’utilisation et l’impact de ce logiciel sur le fonctionnement des conseils communaux. « L’analyse de l’utilisation de ce logiciel et celle des décisions prises in fine au conseil communal devraient nous permettre d’identifier à quelle étape du processus la décision est réellement prise », indique encore le chercheur. « Notre recherche poursuit bien entendu des objectifs de transparence et de démocratie ».

A priori, toutes les communes bruxelloises sont concernées par ce projet. Deux d’entre elles, Jette et Koekelberg, ont déjà montré leur intérêt pour cette initiative. « Au terme du projet, nous espérons pouvoir développer un logiciel opérationnel et largement disponible pour les communes, mais également surveiller les effets de son utilisation », conclut le Pr Moyson.

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