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Archéologie expérimentale : une tête de chat à la manière des anciens Égyptiens

Christian Du Brulle

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Grâce à diverses expériences de coulage du bronze à la cire perdue réalisées cet été, des étudiants de l’Université libre de Bruxelles ont pu se frotter à l’archéologie expérimentale. C’est à l’archéosite d’Aubechies-Beloeil, en province de Hainaut, que ces expériences ont été menées.

« Ce genre d’exercice tente notamment de mieux comprendre comment a pu se passer la production de certaines pièces de bronze voici plus de deux mille ans », précise l’artisan bronzier Hugues Paridans.

Un court documentaire (15 minutes), réalisé par une association bruxelloise, a été consacré à cette expérience de fonderie du bronze.


Le bronze est un alliage d’étain et de cuivre. Chauffé à 1150 degrés, il se liquéfie, ce qui permet de le couler dans des moules et d’ainsi lui faire prendre de multiples formes. Dans le cadre de l’expérience menée par les étudiants bruxellois, c’est une tête de chat d’inspiration égyptienne (Seth) qui a été produite.

Dans un premier temps, l’archéométallurgiste a commencé par sculpter l’objet à produire dans une couche de cire d’abeille recouvrant un noyau d’argile. La sculpture est ensuite immergée dans une barbotine d’argile afin de produire une peau très fine lors du coulage du bronze. Par la suite, deux couches supplémentaires composées d’argile plus épaisse, de crottin d’âne et de sable sont encore appliquées sur la sculpture. Ces couches doivent permettre à l’objet d’encaisser le choc thermique lors de la coulée du bronze en fusion. Après combustion, les paillettes végétales du crottin rendent le moule poreux aux gaz libérés par le métal en fusion.

L’objet est alors prêt pour le baptême du feu. Cela se passe en deux temps. D’abord pendant 8 heures dans un four à 650 degrés: la cire qui a été sculptée fond et s’écoule. Le moule est ensuite récupéré et le bronze en fusion peut alors y être versé. Quand l’ensemble est refroidi, il ne reste plus à l’artisan qu’à récupérer sa pièce et à la polir.

Le documentaire est à cet égard très didactique. Tout comme l’ensemble de ces expérimentations. « Le but de ce genre d’exercice est en effet de permettre aux étudiants en archéologie qui seront plus tard confrontés à la découverte et à l’identification de certains objets en lien avec la métallurgie de mieux en comprendre les origines », conclut l’archéométallurgiste Georges Verly.

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Christian Du Brulle

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