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Algorithmes et démarche artistique font-ils bon ménage?

Christian Du Brulle

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La manière qu’a l’intelligence artificielle de considérer un tableau est-elle identique à la nôtre ? Dans le cadre du projet de recherche FLOW, l’expert en intelligence artificielle de la VUB, Luc Steels, et le peintre belge Luc Tuymans réfléchissent à cette question. FLOW est un projet co-financé par la Commission européenne dans le cadre du programme Horizon 2020.

Parmi les éléments soulevés durant les échanges entre le scientifique et l’artiste, lors d’une rencontre coorganisée par BOZAR dans le cadre d’une résidence, de multiples interactions possibles entre l’IA et l’art ont été évoquées. Telles, par exemple, ces questions:

  • L’IA peut-elle comprendre l’art?
  • L’IA considère-t-elle un tableau de la même manière que nous?
  • L’IA peut-elle retrouver le document original sur lequel une œuvre est basée?
  • L’IA pourrait-elle remplacer les commissaires?

Selon Luc Steels, “l’IA est encore très loin de pouvoir interpréter l’art dans toute sa complexité. Pour l’instant, du moins. Mais je ne pense pas qu’elle y parviendra de mon vivant”.

Se pose aussi la question des algorithmes. Peuvent-ils être piégés quand ils sont confrontés à des situations pour lesquelles ils n’ont pas été entraînés?

“Nous travaillons avec un nouveau type d’algorithmes, appelés algorithmes de segmentation, qui s’entraînent sur des millions de données”, explique le chercheur dans un extrait de leur séance de travail, proposée par le BOZAR LAB. “Ces algorithmes travaillent sur ces données et sur des images très similaires. Mais si vous les sortez de leur zone de confort, par exemple en modifiant très légèrement une image ou en ajoutant un seul pixel, vous pouvez mettre à mal les résultats”.

Les objectifs de ce projet de recherche européen, auquel participent les deux Belges, vise la mise au point d’une collection d’outils d’IA appelée FLOW. Ces outils pourraient aider les artistes dans leur recherche visuelle ou leurs décisions artistiques, mais aussi les conservateurs et les historiens.

Surprenante cette démarche artistico-scientifique? « Les maîtres anciens ont largement utilisé un appareillage optique pour explorer leurs propres œuvres. Vermeer avec la camera obscura, ou Ingres avec la camera lucida”, rappelle BOZAR.

Les résultats du projet FLOW seront présentés à BOZAR à l’automne prochain, dans le cadre de l’exposition S + T + ARTS (Science + Technology + the Arts).

Photo en tête d’article: Luc Tuymans (à gauche) et Luc Stelles, lors d’une séance de travail, en février 2020 © BOZAR

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