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2020, une année torride et pandémique vue du ciel par les scientifiques de l’ULB

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Depuis le lancement en orbite du premier instrument IASI sur un satellite météorologique d’Eumetsat (en 2007), les scientifiques de l’ULB et leurs collègues en France (Sorbonne) surveillent deux fois par jour, partout autour du globe, les températures, à la fois à la surface de la terre et de la mer, et plus haut dans l’atmosphère. Ils observent également une trentaine de gaz émis notamment par les activités humaines.

Leur « Best of » (si on ose dire) de l’année vient d’être mis en ligne. Incendies gigantesques, baisse de pollution liée aux confinements ou encore évolution du trou d’ozone : plusieurs évènements marquants observés en 2020 par la mission satellite IASI éclairent en images ce que les chercheurs et les ingénieurs du LATMOS (CNRS/Sorbonne Université/UVSQ) et de l’ULB (équipe SQUARES) ont pu observer cette année grâce à leurs instruments en orbite, à quelque 800 kilomètres de la planète.

Ce sondeur atmosphérique hyperspectral fournit des mesures à haute résolution, qui permettent de détecter des variations de température allant jusqu’à un dixième de degré, et ce autant sur Terre qu’à la surface de l’océan, pourvu qu’il n’y ait pas de nuages.

Ces 3 millions d’observations disponibles chaque jour servent à dresser diverses cartes. Elles permettent d’apprécier dans le détail des variations mensuelles et annuelles. En ce qui concerne les températures, les données récoltées depuis l’espace par la mission IASI le confirment : l’année 2020 a été la plus chaude vécue en Europe. « Dans tout le nord de l’Europe, les températures étaient en moyenne plus élevées de 1 à 2 degrés que les normales saisonnières », indique l’ULB.

L’illustration en début d’article reproduite ci-dessous, montre, sur base des mesures IASI, les anomalies de températures (en degrés Celsius) détectées au sol. « Pour obtenir les anomalies, les valeurs de températures en 2020 sont comparées à la moyenne des 13 années précédentes. En moyenne annuelle les températures dans le nord de l’Europe ont été 1° – 2° plus élevées dans le nord de l’Europe en 2000 », précisent les chercheurs.

© ULB/IASI/LATMOS
© ULB/IASI/LATMOS

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