Image default
Terre Cosmos Géologie Histoire Climat Paléontologie Société telex

Des archives climatiques de ces 66 derniers millions d’années mieux comprises

Des chercheurs de Marum (le Centre des sciences de l’environnement marin de l’université de Brême/ Allemagne) et du PIC (Potsdam Institute for Climate Impact Research) ont reconstitué l’évolution du climat de la Terre au cours des 66 derniers millions d’années avec une résolution temporelle sans précédent.

Pour ce faire, ils ont comparé un vaste ensemble de données obtenues à partir de carottes de sédiments prélevées du fond des océans avec des données astronomiques. 

Des modèles statistiques  innovants ont été utilisés. Cela a permis de définir quatre  périodes climatiques fondamentalement différentes au cours des 66 derniers millions d’années. 

La nouvelle courbe de référence climatique a été publiée dans la prestigieuse revue Science.

En étudiant les sédiments et les microfossiles des couches géologiques marines, les scientifiques sont en mesure de reconstituer et d’analyser les changements climatiques survenus dans un passé lointain. Ils examinent les informations liées aux isotopes de l’oxygène et du carbone. Leurs différentes abondances fournissant des informations sur les températures passées des grands fonds marins, les volumes de glace mondiaux et le cycle du carbone. Ces indices sont stockés dans les coquilles des microorganismes qui vivaient autrefois au fond de la mer. Ils constituent une archive des conditions climatiques passées que les chercheurs utilisent pour établir des comparaisons entre le passé, le présent et imaginer leur évolution à l’avenir.

Depuis plus de 50 ans, les couches de sédiments du fond des océans font l’objet d’expéditions de forages coordonnées au niveau international par le Programme international de découverte de l’océan (IODP) et ses prédécesseurs (DSDP, ODP, IODP). La Belgique est depuis longtemps un membre éminent de cette alliance scientifique. Depuis quelques années, elle a officiellement cessé de faire partie du partenariat. Néanmoins, un scientifique bruxellois, David De Vleeshouwer, est toujours actif dans ce type de recherches. Il est basé à l’université de Brême.

« Nos analyses mathématiques révèlent ce qui était invisible dans les sédiments : les relations cachées et les schémas récurrents dans le climat »,  explique Norbert Marwan, du PIC. « Ce regard sur le passé est en même temps un regard sur l’avenir. Nous pouvons en apprendre beaucoup sur les changements rapides induits par l’homme au cours de ces 100 dernières années en les juxtaposant aux lentes fluctuations climatiques naturelles qui se sont déroulées sur plusieurs millions d’années ».

« Nous avons radicalement amélioré la précision de nos données géologiques », déclare David De Vleeschouwer, un ancien de la VUB. « La recherche sur le climat ancien vise souvent à trouver des parallèles entre le passé et notre climat actuel. Nous voulons comprendre quelles conditions climatiques existaient dans le passé, quels processus étaient à l’origine de ces conditions et comment ils se sont déroulés. Il y a 66 à 34 millions d’années, la planète était considérablement plus chaude qu’aujourd’hui. C’est une période particulièrement intéressante à étudier ».

« Nous pouvons désormais montrer qu’il y a eu quatre états climatiques fondamentaux », explique De Vleeschouwer. « Nous appelons ces quatre états « serre », « maison chaude », « maison froide » et « maison glacée ». En gros, cette classification est connue depuis un certain temps, mais ce n’est qu’en analysant la datation précise des couches sédimentaires que nous avons pu identifier ces états fondamentaux avec une précision statistique importante et découvrir leurs dynamiques caractéristiques ».

 

La stratégie du staphylocoque doré pour échapper aux antibiotiques mise au jour à Bruxelles

Christian Du Brulle

Eutopia va recruter 76 postdoctorants

frans

Les compléments alimentaires dopés à la vitamine D et aux protéines stabilisent l’inflammation chronique

frans