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L’expédition de l’ULB et de la VUB en Antarctique a permis la découverte de 8 kilos de météorites

Une équipe de chercheurs belges, turcs et japonais vient de récolter quelque 8 kilos de météorites de grande valeur scientifique sur le champ de glace bleue de Nansen, au sud de la station Princess Elisabeth, dans les montagnes des Sør Rondane, en Antarctique. Une chasse aux météorites réalisée entre le 15 janvier et le 6 février 2020.

Les chercheur ont découvert de grosses météorites, pesant entre quelques centaines de milligrammes et un kilogramme. Ils ont aussi mis la main sur plusieurs milliers de micrométéorites et de particules de poussière cosmique de moins de 2 mm de diamètre.

Parmi les météorites découvertes, on remarque deux achondrites, éjectées de l’astéroïde Vesta, un des plus gros objets de la ceinture d’astéroïdes, située entre Mars et Jupiter.

La découverte de chondrites carbonées spécifiques est peut-être encore plus importante. Les chondrites sont des météorites très primitives, avec une composition similaire à celle des premiers matériaux de la nébuleuse solaire. Certains contiennent des composés de carbone complexes et même des sucres, qui rappellent beaucoup les sous-produits ou les éléments constitutifs de la vie sur Terre. Certains scientifiques pensent que la vie sur Terre est née de ces météorites qui se sont écrasées sur notre planète et qui ont donné naissance aux premières formes de vie dans l’usine chimique qu’était alors la jeune Terre.

« Chaque nouvelle (micro)météorite contient une pièce essentielle du puzzle que nous essayons de résoudre », explique le Pr Steven Goderis (VUB). « Parfois nous apprenons quelque chose sur les collisions planétaires massives qui ont lieu au début du système solaire. D’autres fois, ces météorites nous en apprennent davantage sur les molécules prébiotiques nécessaires à l’évolution de la vie », indique le chercheur, qui était accompagné, lors de cette mission en Antarctique, par le Dr Hamed Pourkhorsandi, de l’Université Libre de Bruxelles.

Les météorites récoltées en Antarctique par les chercheurs belges sont d’abord envoyées à l’Institut national de recherche polaire de Tokyo, partenaire de ce projet, pour une classification détaillée. Ensuite, la moitié des échantillons est envoyée à l’Institut royal des Sciences Naturelles de Belgique, où des recherches supplémentaires sont menées, par les chercheurs de la VUB et de l’ULB notamment.

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frans