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Les huiles minérales traquées dans nos aliments

Frans Steenhoudt

Une étude menée par l’Institut belge de santé Sciensano, en collaboration avec des chercheurs de la VUB, s’est intéressée à la présence d’huiles minérales dans les denrées alimentaires vendues en Belgique.

Au total, 200 produits alimentaires vendus sur le marché belge ont été analysés. Ils ont été sélectionnés sur la base de l’Enquête nationale Belge de consommation alimentaire. Cette sélection est représentative des habitudes alimentaires de la population belge. L’étude montre que de nombreux aliments contiennent de l’huile minérale, mais que dans la plupart des cas, il y a peu de danger pour la santé publique.

La présence d’huile minérale dans notre alimentation a différentes origines. Sévérine Goscinny, chercheuse chez Sciensano, l’explique : « Lors de la production de denrées alimentaires, des substances chimiques migrent dans l’alimentation, les huiles minérales en font partie. Cela peut se produire de deux manières: soit intentionnellement, suite à l’ajout autorisé d’additifs alimentaires. Dans ce cas, l’huile minérale ne présente pas de risque pour la santé publique; soit accidentellement, suite à, par exemple, une fuite d’huile de machine lors de la production ou le traitement de denrées alimentaires, en raison de la migration des encres d’impression ou de carton recyclé utilisé à des fins d’emballage. Sous cette forme, l’huile minérale peut en revanche constituer un risque pour la santé publique. »

En 2017, La Commission Européenne a recommandé aux États Membres de surveiller la présence d’huiles minérales dans les aliments. Elle se basait sur l’avis de 2012 de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA), qui stipulait que les données disponibles  étaient insuffisantes pour permettre une évaluation complète des risques liés aux huiles minérales. L’évaluation des risques impliquant de surcroît une distinction entre les hydrocarbures saturés et aromatiques. Deux groupes de composés qu’on retrouve dans l’huile minérale et qui présentent des caractéristiques différentes.

Il ressort de l’étude menée par Sciencesano et la VUB que le groupe des huiles minérales saturées est présent dans 75 % des aliments testés, tandis que le groupe des huiles minérales aromatiques est présent dans 12 % de ces mêmes aliments. En comparant ces résultats avec les seuils établis par l’AFSCA (l’Agence fédérale de contrôle de la chaîne alimentaire) il semble qu’il y ait un dépassement pour 16 des 200 échantillons testés, dont 15 pour le groupe aromatique et une seule pour le groupe saturée.

Cela concerne des pâtes, du riz, des vermicelles de chocolat, des flocons d’avoine, du couscous et des sucreries. L’origine de la contamination de ces échantillons doit encore être étudiée.

Sur la base de la concentration mesurée et des habitudes de consommation des belges, un calcul d’ingestion a également été réalisé par Sciensano. Ce calcul indique que les denrées alimentaires largement consommées contiennent peu d’huile minérale et que l’exposition des consommateurs y est par conséquent faible.  Pour la population belge, cette exposition est inférieure à celle constatée lors de précédentes études européennes.

« En ce qui concerne le groupe des huiles minérales saturées, il n’y a pas lieu de s’inquiéter », dit Sciensano. « Les additifs alimentaires autorisés ne contiennent aussi que ce groupe et ne présentent donc aucun risque pour la santé. Pour ce qui est du groupe aromatique, il est conseillé de limiter autant que possible leur présence dans l’alimentation ».

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