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24 années de « Projets pour Bruxelles », du gouvernement flamand, sous la loupe des chercheurs

Des chercheurs de la VUB et de la Haute École Erasmus ont évalué le programme des « Projets pour Bruxelles », du gouvernement flamand. Au cours des 24 dernières années, ce programme a soutenu un grand nombre de projets et d’initiatives : festivals, promenades en ville, initiatives éducatives, visites guidées, éducation civique, etc. Des institutions comme Bruzz, Muntpunt, AB ou Couleur Café ont bénéficié de ces subventions, mais aussi des organisations plus modestes comme BX Brussels, Circus Zonder Handen, Growfunding, Volta ou Cultureghem…

« Les résultats de cette étude montrent qu’il faudrait davantage porter d’attention à la diversité », indique la Dre Minne Huysmans, chercheuse à la VUB. « Ceci afin de susciter davantage d’innovations et de permettre l’éclosion de jeunes organisations ». En outre, une meilleure coopération entre les différentes organisations devrait également permettre d’éviter la fragmentation actuelle. Davantage de subventions devraient aussi afin de faciliter l’émergence d’initiatives venues du terrain (« bottom-up »).

L’évaluation s’est déroulée de manière participative, en associant les secteurs socioculturels et artistiques de Bruxelles. Cette évaluation comprenait une enquête quantitative, des groupes de discussion qualitatifs et des ateliers participatifs.

L’enquête de terrain montre que Bruxelles est vécue comme une ville complexe et stratifiée, présentant tous les défis caractéristiques liés à son statut de grande ville (inégalité sociale, chômage (des jeunes), mobilité limitée entre les quartiers, mécanismes d’exclusion, etc.).

La diversité y est clairement pointée comme pouvant contribuer à l’innovation. Un deuxième point d’attention de cette étude concerne l’importance des réseaux et des collaborations. Cela concerne la connexion entre les autorités et les organisations, entre les différentes autorités et entre les organisations elles-mêmes. L’importance des réseaux et des partenariats est également citée comme outil pour stimuler la diversité.

La réalité bruxelloise n’est pas considérée comme étant distincte par rapport à la réalité flamande. La relation entre la Flandre et Bruxelles est cependant plutôt décrite comme un champ de tensions, en raison de la différence de perception, des cultures et des politiques.

Les projets subventionnés dans le cadre de ce programme se concentrent surtout sur la présence flamande à Bruxelles et pas tellement sur ses liens avec la Flandre. Ce qui peut être un frein à la diversité mentionnée plus haut. L’importance d’un renforcement de ces liens est dès lors soulignée par les chercheurs.

Les résultats complets de l’étude sont accessibles ici.

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