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Surtout, ne pas sous-estimer les contacts tactiles entre le père et son bébé

Frans Steenhoudt

Les contacts tactiles entre un père et son bébé ont le même effet positif sur les petits que ceux entretenus par le tout jeune enfant avec sa mère. Voilà ce que démontre une étude réalisée conjointement par la VUB et l’Université de Liverpool, et publiée dans la revue scientifique Frontiers in Physiology.

Un contact physique suffisant entre le parent et le bébé est crucial pour le développement de l’enfant. Cela l’aide, par exemple, à mieux résister au stress. « Le rôle des contacts avec le père est généralement sous-estimé, car les mères ont automatiquement beaucoup plus de contacts avec leur bébé », indique la Pre Martine Van Puyvelde, de la VUB.

Ce genre de contacts physiques met en œuvre toutes sortes de mécanismes physiologiques chez le bébé et l’apaise. Le rythme cardiaque ralentit et la respiration devient plus calme. Autant de paramètres importants pour le bon développement du système nerveux parasympathique de l’enfant.

Dans le cadre de cette recherche, vingt-cinq mères et autant de pères ont été invités à manipuler et à caresser leur enfant. Le rythme cardiaque et le rythme respiratoire du bébé ont été surveillés avant, pendant et après ces séances tactiles. Ces mesures ont montré que les mères et les pères ont tous deux diminué la fréquence cardiaque et la fréquence respiratoire de l’enfant pendant et après ces séances. Les images vidéo de l’expérience montrent que les deux parents touchent intuitivement leur enfant aux mêmes endroits et de la même manière.

« Aujourd’hui, les pères sont beaucoup plus présents que par le passé, mais nous savons qu’il y a encore de nombreux pères qui hésitent à prendre une part active dans ce domaine au début de leur parentalité. Les mères ont une avance physiologique sur le petit pendant la grossesse. Une situation qui peut faire hésiter les pères après la naissance.

« Nous venons de terminer une étude qui a démontré qu’un programme de quatre semaines de toucher structuré et quotidien chez les bébés augmentait de façon significative leur résistance au stress par rapport aux bébés qui n’ont pas suivi ce programme. Dans le monde des adultes, l’accès au toucher quotidien est parfois très limité, voire perdu, parfois en raison de circonstances privées, parfois professionnellement. Il est bon d’être conscient de l’impact possible que cela peut avoir sur notre système de gestion du stress. »

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