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Des rotifères envoyés dans l’espace

Cet automne, l’Université de Namur (UNamur) et le Centre d’Étude de l’Énergie Nucléaire (SCK-CEN) démarrent une expérience scientifique unique au cœur de la Station spatiale internationale (ISS). Une aventure spatiale menée exclusivement par des laboratoires belges ! A cette occasion, du matériel a été développé afin de maintenir, de manière autonome, les rotifères en vie ; c’est-à-dire sans l’intervention d’un astronaute. Ces rotifères possèdent une extraordinaire résistance aux radiations. « Cette expérience nous aidera à en découvrir les causes. Ces découvertes pourraient jouer un rôle dans l’amélioration de la résistance des futurs astronautes aux radiations», indique la Professeure Karine Van Doninck, biologiste à l’UNamur et coordinatrice principale de ce projet.

« Un des obstacles les plus importants est l’effet à long terme de l’apesanteur et des radiations cosmiques » précise la Pre Sarah Baatout, radiobiologiste au SCK-CEN. Elle ajoute : « Il altère notre vue, rend nos os plus fragiles et augmente le risque de cancer.

Une étude révèle que contrairement à l’Homme, certains organismes sont plus résistants aux conditions spatiales que d’autres. Prenons l’exemple des rotifères : ils peuvent vivre dans le vide et résistent mieux aux doses élevées de radiation et même à la déshydratation. C’est remarquable car leur structure cellulaire est similaire à celle de l’Homme ».

Afin de découvrir les causes de ces résistances extrêmes, l’UNamur et le SCK•CEN envoient une série d’expériences dans l’espace. Les rotifères décolleront de Floride en décembre et orbiteront pendant deux semaines autour de la Terre dans la Station spatiale internationale. Ils seront, par ce fait, exposés aux conditions spatiales. De retour sur Terre, les chercheurs examineront les échantillons afin d’observer la reproduction, l’expression génique et la structure du génome. « L’expression génique lance aux cellules le signal de produire, si nécessaire, des protéines, afin de régénérer, par exemple, l’ADN endommagé. En étudiant ce phénomène en détails nous serons capables d’observer les processus qui se déroulent chez les rotifères et, par conséquent, quels mécanismes les protègent des conditions extrêmes dans l’espace » explique le Docteur Boris Hespeels, biologiste à l’UNamur. Karine Van Doninck (UNamur) complète : « Ensuite, nous vérifierons si la structure du génome de l’ADN endommagé a été régénérée correctement. Un génome régénéré incorrectement peut mener à l’infertilité, à des anomalies chez les progénitures ou même à la mort ».

Cette recherche permettra d’améliorer la résistance des astronautes aux radiations cosmiques. Cela ouvre la porte à de futures explorations spatiales. De plus, la recherche pourra être également appliquée sur Terre. Les résultats pourraient, par exemple, améliorer la protection des professionnels exposés aux radiations ou encore réduire les effets négatifs des thérapies par radiations chez les patients atteints de cancer ». « Ce projet est une opportunité unique d’acquérir des connaissances sur la façon dont les êtres vivants peuvent s’adapter face à des environnements extrêmes » conclut Boris Hespeels (UNamur).

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Christian Du Brulle

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