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Les achats en ligne sont parfois la meilleure option pour l’environnement

L’empreinte écologique des individus qui font leurs achats en ligne et qui se font livrer à domicile peut être moins importante que celle d’autres types de consommateurs, qui vont en voiture de magasin en magasin.

Voilà ce que montre une nouvelle étude menée à Bruxelles par Heleen Buldeo Rai, du groupe de recherche MOBI, à la Vrije Universiteit Brussel. Elle a étudié les comportements d’achat d’un groupe de personnes dans le cadre de sa thèse de doctorat intitulée « Environmental Sustainability of the Last Mile in Omnichannel Retail ».

C’est donc au « dernier kilomètre » de la chaîne d’approvisionnement qu’elle s’est intéressée. Il s’agit du dernier tronçon que parcourent les produits entre l’ultime centre de distribution et le domicile du consommateur. Des études antérieures avaient montré que ce dernier kilomètre était celui qui, proportionnellement, avait le plus grand impact sur l’environnement.

La jeune femme a illustré sa recherche avec un cas spécifique : l’achat de chaussures. « Mon étude est la première qui prend en compte le comportement d’achat et de déplacement des consommateurs, pour un achat moyen », explique la chercheuse. « Et ceci afin de déterminer l’empreinte écologique liée à cet achat ».

« Dans le passé, un tel exercice ne prenait presque exclusivement en considération que le point de vue logistique. Après avoir interrogé un groupe de 707 consommateurs, nous avons toutefois pu distinguer six profils d’achat différents, chacun ayant un impact écologique spécifique. »

Qui sont les clients les plus « durables ». « Ceux qui achètent leurs chaussures entièrement en ligne sont ceux qui affichent le meilleur score », précise la scientifique. « Leur commande est acheminée par des canaux logistiques importants et efficaces, généralement dans le cadre d’une série complète de livraisons dans la même région. Les points de ramassage locaux constituent la meilleure option pour ces consommateurs. S’ils ne vont pas chercher leur commande à pied ou à vélo, alors, la livraison à domicile s’avère la plus intéressante.

« Dès que le consommateur fait le trajet jusqu’au magasin en voiture pour aller chercher ses achats, on obtient de moins bons résultats », a-t-elle calculé.

« Toutefois, si un client se déplace vers un commerce pour y effectuer un achat, qu’il y essaie divers objets, en achète un et combine cet achat avec une autre activité au cours du même déplacement: son comportement sera alors encore plus durable », estime Heleen Buldeo Rai.

« Cela devient plus problématique lorsque les consommateurs combinent différentes attitudes d’achat », dit encore Mme Buldeo Rai. « Quelqu’un qui se rend d’abord physiquement dans un certain nombre de magasins, demande des informations, essaie certains articles et retourne ensuite chez lui pour faire son achat, par exemple guidé par l’offre la plus avantageuse, aura un impact écologique deux fois plus important que celui qui ne fait que se rendre au magasin pour y conclure un achat et même huit fois plus important que celui qui a commandé en ligne depuis son fauteuil et qui attend tranquillement la livraison de ses chaussures »…

Caroline Pauwels, rectrice de la VUB, Docteure Honoris Causa de l’ULB

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