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Solar Orbiter va étudier le magnétisme du Soleil

Frans Steenhoudt

La NASA doit lancer le 10 février le satellite Solar Orbiter depuis Cape Canaveral, avec 10 instruments scientifiques à bord, dont le télescope spatial Extreme Ultraviolet Imager (EUI). Solar Orbiter est une mission de l’ESA, avec une importante contribution de la NASA, dont l’objectif est d’étudier le Soleil de près. L’instrument EUI a été construit par un consortium européen dirigé par le Centre Spatial de Liège. Après son lancement, l’Observatoire royal de Belgique gérera et coordonnera l’analyse des images uniques du Soleil que cet instrument générera.

Des scientifiques belges seront présents en Floride lors du lancement, une étape cruciale du projet EUI. Huit semaines plus tard, un nouveau tournant décisif se produira lorsque les portes du télescope s’ouvriront pour la première fois. Ce n’est qu’à ce moment, appelé « première lumière », que l’équipe d’EUI saura si le télescope a survécu au lancement et s’il fonctionne correctement.

En survolant Vénus à plusieurs reprises au cours des prochaines années, le satellite Solar Orbiter utilisera la gravité de la planète pour modifier son orbite et se rapprocher du Soleil. Le télescope EUI acquerra ainsi des images de l’atmosphère du Soleil avec une résolution inégalée. De par sa proximité avec le Soleil, les images d’EUI seront exceptionnellement nettes, ce qui permettra d’étudier les détails de l’atmosphère solaire avec une résolution de quelques centaines de kilomètres. Plus tard, le satellite utilisera à nouveau la gravité de Vénus pour incliner son orbite, ce qui lui permettra de survoler les pôles du Soleil et d’en prendre des images en « vue plongeante », ce qui n’a jamais pu être fait jusqu’ici.

L’étude des pôles solaires est d’une grande importance scientifique pour une meilleure compréhension du magnétisme du Soleil et du cycle solaire. Le cycle solaire dure environ 11 ans et nous fait passer d’une « saison solaire basse » avec peu de tempêtes solaires à une « saison solaire haute » où ces tempêtes sont fréquentes. La technologie sur Terre peut être sérieusement perturbée par ces tempêtes solaires, phénomènes étudiés dans le cadre de la météorologie spatiale. En visualisant les pôles et les forces magnétiques qui s’y exercent, l’instrument EUI contribuera à percer le secret du cycle solaire.

Le projet EUI a été lancé en 2008 sous la direction scientifique de l’Observatoire royal de Belgique et la direction technique du Centre Spatial de Liège. EUI a été développé par un consortium européen avec des contributions importantes de la France (Institut d’Astrophysique Spatiale), de l’Allemagne (Max-Planck-Institut für Sonnensystemforschung), du Royaume-Uni (UCL-Mullard Space Science Laboratory) et de la Suisse (Physikalisch-Meteorologisches Observatorium Davos/World Radiation Center). La contribution belge a été financée par BELSPO (Bureau fédéral de la politique scientifique) par l’intermédiaire du programme ESA/PRODEX.

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