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Les enfants bons lecteurs sont également les plus réceptifs dans des environnements bruyants

Les enfants qui sont bons lecteurs sont également ceux qui comprennent le mieux les messages verbaux diffusés dans un environnement bruyant. Voilà ce que montre une étude réalisée par des chercheurs du Laboratoire de cartographie fonctionnelle du cerveau, de l’Institut des neurosciences de l’Université Libre de Bruxelles.

« Plus les enfants ont la capacité de lire des mots de manière automatique (c’est-à-dire sans les déchiffrer lettre par lettre), meilleure sera la capacité de leur cerveau à suivre le langage dans le bruit », indiquent les chercheurs de l’ULB.

« Nous sommes arrivés à cette conclusion après avoir analysé les performances d’une centaine d’enfants issus d’écoles primaires francophones, testés entre 2016 et 2018 », précise Mathieu Bourguignon, Docteur en Sciences biomédicales et professeur assistant de la faculté des Sciences de la motricité de l’ULB.

« Nous les avons soumis à un test mené sous magnétoencéphalographie. Cela nous a permis de suivre les régions du cerveau qu’ils mobilisaient au cours de l’exercice. Nous leur avons proposé d’écouter une histoire, d’abord dans un environnement calme, ensuite dans un environnement bruyant. Les bons lecteurs ont eu moins de mal à suivre l’histoire alors qu’ils se retrouvaient soudain plongés dans des bruits parasites, comme celui généré par des personnes qui discutent entre elles à proximité », précise le chercheur.
Les résultats de cette étude, publiés dans la revue PLoS Biology, montrent que la capacité du cerveau des enfants à suivre les histoires écoutées en présence de bruit était directement liée à la stratégie de lecture utilisée par ces derniers.

Les enfants capables de lire des mots de manière automatique étant meilleurs que les autres pour suivre le langage dans le bruit. Ces travaux devraient mener à de nouvelles méthodes pour dépister et mieux prendre en charge la dyslexie. « La dyslexie résulte notamment de la difficulté qu’ont certains enfants à comprendre certains phonèmes », rappelle le Dr Bourguignon.

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