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Les chauves-souris belges ne véhiculent pas le Covid-19

« Soyons clairs. Aucune des 23 espèces de chauves-souris recensées en Belgique (dont les 20 espèces qui vivent en Région bruxelloise) ne véhicule le coronavirus Covid-19 ». La biologiste Cécile Van Vyve, responsable de l’étude des chauves-souris en Wallonie et à Bruxelles chez Natagora, est catégorique. «Certes, nos chauves-souris peuvent être porteuses de certains coronavirus, mais ceux-ci sont inoffensifs pour l’homme».

« L’espèce incriminée dans la transmission du SARS-CoV-2 (Rhinolophus affinis) n’est pas présente en Belgique », précise Natagora.

La probabilité d’entrer en contact direct avec une chauve-souris est infime. Celles-ci sont farouches et évitent les contacts avec les humains. Et le passage direct du virus des chauves-souris vers l’homme est très difficile. Il passe généralement par un hôte intermédiaire.

« La transmission du COVID-19, aujourd’hui, se fait d’homme à homme et non pas via les animaux. Les chauves-souris ne transmettent pas non plus le COVID-19 aux animaux de compagnie. La menace de contamination des animaux de compagnie (principalement les chats) au COVID-19 vient de l’homme et non pas des chauves-souris qui n’ont, à ce jour, pas été identifiées comme porteuses du virus SARS-CoV-2 », indique l’association naturaliste.

La seule zoonose (maladie transmissible de l’animal à l’homme) associée aux chauves-souris en Belgique est l’« European Bat Lyssavirus », un virus proche de la rage classique, qui affecte principalement les chiens et les renards. « Seule une espèce de chauve-souris, présente dans tout le pays, peut être atteinte par ce virus: la sérotonine commune, précise Cécile Van Vyve. Le cas le plus récent a été signalé en 2016».

« Mais il n’y a aucun risque de transmission si vous ne manipulez pas les chauves-souris à mains nues. Il faut en effet être mordu à sang pour qu’un risque de transmission existe. Qui plus est, il existe un traitement post-exposition qui est systématiquement administré aujourd’hui en cas de morsures suspectes par un mammifère sauvage ».

Note: la photo en tête d’article représente un oreillard roux. © René Janssen

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