Image default
Terre Cosmos telex

Le trou dans la couche d’ozone au dessus de l’Antarctique prend des proportions inattendues

Alors que le trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique était le plus petit jamais mesuré l’année dernière, il pourrait bien être l’un des plus grands cette année, estiment les scientifiques de l’Institut royal d’aéronomie spatiale de Belgique.

« L’évolution éventuelle du trou d’ozone vers un record sera confirmée par les observations par satellite dans les jours et les semaines à venir et dépendra principalement de la stabilité future du vortex polaire stratosphérique », précisent-ils.

Ces faibles valeurs d’ozone sont liées aux conditions météorologiques au-dessus de l’Antarctique. En effet, il fait actuellement exceptionnellement froid au-dessus de l’Antarctique. Les satellites mesurent les températures stratosphériques les plus basses depuis 2003. Une température basse reflète un vortex stable, ce qui entraîne un appauvrissement plus important de l’ozone.

La couche d’ozone protège la vie sur Terre des rayons ultraviolets (UV) nocifs du Soleil.

Le service de surveillance de l’atmosphère Copernicus (CAMS), financé par la Commission européenne pour surveiller l’état de notre atmosphère, fournit des mises à jour quotidiennes sur l’état de la couche d’ozone. L’Institut royal d’Aéronomie Spatiale de Belgique (IASB) contribue au service CAMS grâce à son expertise en modélisation et en observations de la couche d’ozone.

Comme chaque année au début du mois d’octobre, le trou d’ozone atteint actuellement sa taille et sa profondeur maximales au-dessus de l’Antarctique. Il était très étendu et profond en 2018, et exceptionnellement faible l’année dernière. CAMS montre que la zone couverte par le trou d’ozone cette année est aussi grande qu’en 2018, mais la colonne d’ozone n’a pas atteint des valeurs aussi faibles au début du mois d’octobre depuis 2003.

L’Institut royal d’Aéronomie Spatiale de Belgique (IASB) contribue au service CAMS et fait ses propres prévisions du trou d’ozone. Notre modèle pour la chimie stratosphérique BASCOE (pour Belgian Assimilation System for Chemical ObsErvations) prévoit que le trou d’ozone cette année se rapprochera du précédent record de 2006.

Identification d’un nouveau gène responsable de lymphœdème

Christian Du Brulle

Ne pas perdre l’appétit, même malade

Christian Du Brulle

En mars 2020, les messages « Covid » les plus partagés sur Twitter provenaient de sources fiables

Christian Du Brulle