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Le nouveau Belgica découvre la mer

Le nouveau navire de recherche océanographique belge « Belgica » a été mis à l’eau ce mardi 11 février, à Vigo (Espagne), au chantier naval Freire Shipyards. Il remplacera d’ici la fin de l’année l’actuel Belgica, âgé de 36 ans.

Le nouveau bâtiment de recherche, qui, comme son prédécesseur, sera géré par l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, la Défense, plus, cette fois, un partenaire privé, doit encore recevoir divers équipements. La livraison officielle du navire à la Belgique est prévue pour la fin de cette année. La construction de ce nouveau Belgica est un projet de quelque 54 millions d’euros pris en charge par la gouvernement fédéral.

© Jorn Urbain
© Jorn Urbain

En 36 années de service, l’actuel Belgica a effectué plus de 1 000 expéditions scientifiques et parcouru plus de 900 000 kilomètres. Le contrat pour la conception et la construction du nouveau navire avait été attribué par le ministre de la Politique scientifique fédérale (BELSPO) au chantier naval espagnol Freire Shipyard (Vigo) et au bureau de design naval norvégien Rolls-Royce Marine AS (Kongsberg Maritime) au terme d’un appel d’offres, suite à la décision du gouvernement, en 2016, de remplacer le vieux Belgica.

Par rapport à son prédécesseur, le nouveau RV (Research Vessel) Belgica est plus grand (71,4 m de long au lieu de 50 m) et offre davantage d’espace aux scientifiques. L’espace dédié aux laboratoires a été doublé. Le navire pourra désormais accueillir jusqu’à 28 scientifiques à son bord. Il sera également équipé d’un matériel scientifique de pointe qui permettra de prélever des échantillons jusqu’à une profondeur de 5 000 m.

La mer du Nord restera la principale zone de travail du nouveau navire. Son rayon d’action ira toutefois du cercle polaire (la coque du bateau est renforcée pour la navigation arctique en été, mais… ce n’est cependant pas un brise-glace) à la mer Noire, en passant par la Méditerranée et bien sûr, l’océan Atlantique. Le navire aura une autonomie en mer de 30 jours et effectuera jusqu’à 300 jours de recherche chaque année. Il devrait être opérationnel pendant au moins 30 ans.

Caroline Pauwels, rectrice de la VUB, Docteure Honoris Causa de l’ULB

Christian Du Brulle

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