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Immunothérapie in situ prometteuse pour les patients touchés par un glioblastome récidivant

Une étude menée par des neurochirurgiens et des oncologues à l’UZ Brussel sur des patients atteints d’une tumeur au cerveau récidivante (glioblastome) montre que l’administration locale d’immunothérapie dans le cerveau peut augmenter leurs chances de survie.

“Bien que l’immunothérapie ne fonctionne pas chez tous les patients atteints de glioblastome, les résultats chez un certain nombre de patients qui semblent voir leur survie prolongée, sont encourageants », indiquent les médecins. « Lorsque nous comparons les résultats de notre étude avec ceux de la littérature et avec ceux de nos propres études, nous observons que 58% des patients affiche une survie supérieure à un an après le diagnostic de récidive, en comparaison à seuls 25 à 30% avec le traitement standard. Certains patients ont même atteint une survie de 2, voire 3 ans ».

Même s’il s’agit d’un petit nombre de patients, nous trouvons que ces premiers résultats à long terme sont prometteurs”, indique le Pr Johnny Duerinck, qui fait partie de l’équipe de recherche du Pr Bart Neyns, chef du service d’Oncologie médicale à l’UZ Brussel.

“On fait trop peu de recherche pour les patients atteints d’un glioblastome récidivant. Ces dix dernières années, il y a bien eu des études avec des médicaments pour ralentir la formation de nouveaux vaisseaux vers la tumeur, mais ils ne prolongent pas la survie.

Par contre, avec notre étude, nous prolongeons leur survie. Nous améliorons ainsi le pronostic de patients qui est sombre avec les traitements actuels. C’est pour nous notre moteur de poursuivre et d’élargir cette étude à des patients chez qui la tumeur cérébrale ne peut plus être retirée par voie chirurgicale après une récidive.

Il y a toutefois une condition.  Il faut que les patients, lors du premier diagnostic, aient déjà subi une opération et qu’ils ne soient pas traités par cortisone. Chez ces patients, nous allons alors administrer l’immunothérapie localement dans le cerveau ,à plusieurs reprises via un cathéter dans la tête qui est relié à un réservoir implanté sous la peau. De cette façon, nous pouvons administrer le traitement dans la tumeur et aux alentours tous les quinze jours”, précise le Pr Duerinck.

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