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Crémation de pattes de cochon pour mieux comprendre des rituels humains anciens

Frans Steenhoudt

Dans le cadre du projet de recherche CRUMBEL, des chercheurs de la VUB, de l’ULB et de l’Université de Gand ont mené une série d’expériences de crémation avec des pattes de cochon. Ils espèrent ainsi mieux comprendre les pratiques de crémation qui étaient utilisées entre l’Âge du bronze et le début du Moyen Âge. Une des questions auxquelles les chercheurs espèrent trouver une réponse vise à savoir si jadis, les défunts étaient vêtus ou dévêtus lors de leur crémation.

 

 

Pour l’expérience en question, quatre bûchers ont été fabriqués. Ils ont chacun accueilli trois pattes de porc, disposées à divers endroits du foyer. Dans chaque bûcher, on retrouvait une patte de porc « nue », une patte emballée dans une pièce de cuir ouverte et une patte emballée dans une pièce de cuir fermée.

Grâce à la détection d’isotopes de carbone et d’oxygène, et à des analyses microscopiques sous lumière infrarouge sur les restes calcinés, les chercheurs espèrent retrouver des traces caractéristiques de chaque type de combustion.

L’expérience, dont les résultats ne sont pas encore connus, devrait fournir des informations détaillées sur l’évolution des techniques et des rituels d’incinération des défunts dans nos régions, il y a 3.500 à 1.800 ans.

« En comprenant mieux la crémation, nous pouvons apprendre beaucoup de choses sur la façon dont nos ancêtres concevaient la vie après la mort, tant pour le corps que pour l’esprit », estime Dries Tys, directeur du projet CRUMBEL. « Nos études ont déjà montré qu’il existait des rituels très complexes ».

Sous le microscope, les restes humains calcinés vont raconter notre histoire

 

« L’importance de nos dernières expériences n’est pas négligeable. Elles peuvent fournir des données intéressantes sur la façon dont les corps réagissaient sur un bûcher, qu’ils aient été vêtus ou non. De quoi nous renseigner aussi sur les rituels qui accompagnaient ces crémations. Des événements au cours desquels les vêtements des défunts disparaissent généralement complètement dans les flammes, à l’exception d’une rare épingle ou d’une boucle de ceinture ».

Voilà de quoi alimenter les conversations des spécialistes du domaine qui se réunissent cette semaine à Bruxelles pour trois jours d’ateliers scientifiques sur le sujet.

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