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En dix ans, les crédits de recherche (R&D) ont quasi doublé en Région Bruxelloise

par Christian Du Brulle

Les chiffres sont modestes mais la tendance est limpide. Entre 2008 et 2018, les «crédits budgétaires publics de R&D» à Bruxelles ont quasi doublés. Ils sont passés de 25,6 millions d’euros à 46,3 millions. Une tendance importante, si on la compare aux autres régions et/ou communautés du pays, ou encore aux chiffres de l’Etat fédéral.

Les crédits budgétaires publics de R&D sont des chiffres qui traduisent les intentions politiques en matière de R&D. Il ne s’agit pas des moyens budgétaires effectivement consacrés au soutien de la Recherche. On note généralement une différence de 10 à 15 % entre ces deux indicateurs.

7,9% de hausse en moyenne pour l’ensemble du pays

En Région bruxelloise, les chiffres sont donc à la hausse depuis dix ans. A l’échelle du pays, les crédits budgétaires publics de R&D, toutes autorités publiques confondues (Régions, Fédération Wallonie-Bruxelles, Etat fédéral), ont augmenté de 7,9% (en chiffres constants).  «Néanmoins, on peut remarquer un fléchissement en 2009 et 2015 », indique la Politique Scientifique fédérale belge (BELSPO), qui vient de publier le rapport « Crédits budgétaires publics de recherche et de développement expérimental (R&D) des autorités en Belgique pour la période 2008-2018 ».

La Flandre est la plus généreuse

En chiffres absolus, on remarquera cependant que l’Autorité flamande est le plus important investisseur public en R&D avec presque 55% des crédits budgétaires publics totaux de la Belgique en 2017, contre 48% en 2008. « Depuis 2010, la part de l’Autorité fédérale dans ce contexte oscille autour de 23%, la part de la Communauté française reste stable autour de 12% tandis que celle de la Région wallonne, qui se situait au niveau de celle de la Communauté française, a baissé en dessous de 10% en 2017 », indiquent les auteurs de ce rapport.

Un indicateur disponible rapidement

Pourquoi s’intéresser aux intentions budgétaires plutôt qu’à l’analyse des dépenses réelles des autorités en la matière ? Tout simplement pour gagner du temps.
« L’effort public en matière de R&D peut être déduit des données basées sur les dépenses réelles des autorités. L’exercice est plus précis et peut prendre en compte toute une série de mécanismes sous-jacents. Par exemple, au niveau fédéral, on tiendra alors compte des crédits d’impôt sur les salaires des chercheurs (l’aide fiscale à la recherche).

« Mais ces données sont longues à rassembler et à compiler. L’exercice qui vient d’être réalisé ici donne un aperçu de l’estimation des dépenses de R&D par les autorités publiques. Elles sont par conséquent moins précises. Elles présentent cependant l’avantage d’être relativement rapidement disponibles et permettent à tous ceux qui le souhaitent de se faire une idée de la politique menée et à mener sur le terrain de la recherche scientifique ».

Budget et dépenses réelles: un différentiel de 300 millions en 2013

Pour donner la mesure de la divergence entre les chiffres proposés par la présente étude sur les « Crédits budgétaires publics de R&D » et les dépenses réelles de R&D, deux exemples permettent de fixer les idées.

En 2013, le total des « Crédits budgétaires publics de R&D » s’élevait à 2,52 milliards d’euros (tableau 1 de la nouvelle publication). Les dépenses publiques réelles, calculées ultérieurement, s’élevaient pour cette même année à 2, 22 milliards d’euros.
Le même exercice pour l’année 2015 donnait comme chiffres 2.537 millions d’euros de Crédits budgétaires publics pour 2.277 millions d’euros de financement public effectif.

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