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Deuxième mission spatiale pour les rotifères

Les rotifères ces animaux microscopiques qui vivent notamment dans les mousses de nos jardins, peuvent se reproduire dans l’espace sans aucun problème. Voilà ce qu’avait montré l’expérience de l’Université de Namur menée l’an dernier dans la Station spatiale internationale.

Ce samedi 5 décembre, les rotifères belges repartent pour l’ISS à bord d’une fusée Falcon 9 de Space X, tirée depuis Cap Canaveral, en Floride. But de l’expérience: déterminer cette fois leur résistance aux effets de l’apesanteur et des radiations sur leur métabolisme et le mécanisme de réparation de leur matériel génétique.

« Les rotifères sont microscopiques (200 micromètres à 1 millimètre). Certaines espèces, comme le bdelloide Adineta vaga, se reproduisent de manière asexuée. Les femelles se clonent pour ainsi dire. De plus, ils sont l’une des seules espèces animales au monde à survivre à une déshydratation complète et à des doses élevées de rayonnements ionisants. » explique la Pre Karine Van Doninck de l’UNamur, devenue Professeure ordinaire à l’ULB depuis le 1er octobre dernier, et qui mène  ces recherches sur les rotifères.

Les recherches de la première mission sur l’ISS ont montré que l’apesanteur n’affectait pas leur fertilité. Ils ont donné naissance à une progéniture tout comme leurs collègues sur Terre. En se clonant, ils copient également les éventuelles erreurs survenues lors de la réparation de l’ADN. « Les analyses pour détecter d’éventuelles erreurs dans l’ADN de la progéniture sont toujours en cours et nous étudions également quelles molécules sont fabriquées afin de déterminer si leur métabolisme est aussi actif dans l’espace que sur Terre », ajoute Karine Van Doninck.

Ce samedi 5 décembre 2020, 1,8 million de rotifères déshydratés s’envoleront du Kennedy Space Center en Floride à bord de la fusée Space X Falcon 9 (CRS 21) vers l’ISS.

Avec cette deuxième expérience en orbite, les chercheurs veulent savoir quel effet l’apesanteur et les radiations ont sur le métabolisme et le mécanisme de réparation du matériel génétique des organismes vivants.

« Les rotifères peuvent tolérer plus de 200 fois plus de radiations, tandis que leur structure cellulaire ressemble à celle des humains. Un aperçu des mécanismes sous-jacents de ce processus de réparation de l’ADN peut éventuellement permettre d’augmenter la résistance des astronautes aux rayons cosmiques », explique la radiobiologiste Sarah Baatout (SCK CEN), également partenaire de ce projet.

Une troisième expérience spatiale est encore prévue pour ces rotifères, en 2025. Les rotifères seront placés à l’extérieur de la Station spatiale internationale, où ils seront exposés sans protection à de très basses températures, à un environnement sous vide et à de fortes doses de rayonnement ultraviolet et ionisant.

La Pre Annemie Schaus élue rectrice de l’ULB

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