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Deux satellites scientifiques « ucclois » sur le départ

Dans un peu plus d’un mois, deux petits satellites développés par les scientifiques du plateau d’Uccle devraient quitter la Terre. « Picasso » (photo en tête d’article) et « Simba » sont des cubesats, soit des engins constitués de plusieurs modules cubiques de 10 cm de côté. Il s’agit dans un cas comme dans l’autre de démonstrateurs scientifiques développés sous la bannière de l’ESA, l’Agence spatiale européenne.

Le satellite « Simba », (« Sun-earth IMBAlance ») a été développé par les scientifiques de l’Institut royal météorologique (IRM), avec la collaboration de collègues de la KU Leuven. Sa mission concerne le bilan radiatif de la Terre. Son radiomètre va faire le bilan des radiations reçues du Soleil et celles émises par la planète. De quoi déterminer si la Terre a plutôt tendance à chauffer ou à se refroidir.

Le satellite Picasso (« PICosatellite for Atmospheric and Space Science Observations ») a lui été mis au point par les chercheurs de l’Institut royal d’Aéronomie Spatiale de Belgique (IASB), également situé au plateau d’Uccle. Il va mesurer la répartition de l’ozone dans la stratosphère, estimer l’évolution de la température jusqu’à la mésosphère et caractériser le plasma dans l’ionosphère.

Pour réaliser ses missions, Picasso est équipé de deux instruments scientifiques: un spectromètre imageur miniaturisé et un détecteur de courants électriques composé de quatre sondes Langmuir.
Sur son orbite quasi polaire autour de la Terre, à une altitude de 530 km, Picasso devrait être opérationnel pendant un à deux ans.

« Les satellites en orbite basse autour de la Terre sont essentiels pour étudier et observer la composition de l’atmosphère à l’échelle mondiale », indique le Dr Didier Pieroux, chef du projet Picasso à l’IASB. « Si nous pouvons prouver que de telles mesures peuvent également être effectuées avec de très petits satellites, cela signifierait un énorme pas en avant dans les techniques de télédétection pour la recherche atmosphérique. La mission Picasso démontrera que les cubesats ont atteint la maturité technologique nécessaire pour en faire de véritables outils scientifiques », conclut-il.

Picasso et Simba devraient quitter la Terre le 24 mars prochain. Ils font partie d’un lot de 42 petits satellites qui seront lancés simultanément par une fusée européenne Vega depuis Kourou, le port spatial de l’Europe, en Guyane française.

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