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Deux facteurs de rechute de l’alcoolisme mis en évidence

Les chercheurs du Laboratoire de Psychologie médicale et Addictologie de la Faculté de Médecine de l’Université libre de Bruxelles (Hôpital Brugmann), viennent d’identifier une combinaison de deux facteurs neurocognitifs pouvant expliquer les rechutes après une cure de désintoxication alcoolique.
« Il s’agit, après le sevrage, du biais attentionnel pour l’alcool, d’une part, et la capacité à inhiber nos actions, d’autre part », indiquent le Dr Salvatore Campanella, Maître de Recherche au Fonds National de la Recherche Scientifique (F.R.S./FNRS), et Elisa Schroder (Doctorante FNRS).

« On estime que seuls 5 à 10% des patients dépendants à l’alcool suivent chaque année une cure de désintoxication. Malgré un soutien médicamenteux et psychosocial, le taux de rechute est important: 50% des patients belges suivant une première cure rechutent endéans les 3 mois, 70 à 90%  endéans l’année », indique l’ULB dans un communiqué.

« Les patients abstinents sont ceux qui continuent après leur cure, à traiter, à voir pleinement, les signaux liés à l’alcool. Ils présentent également un taux d’inhibition, soit une capacité à résister, plus élevé », décrypte le Dr Salvatore Campanella. A contrario, la majorité des patients en rechute présentent un biais attentionnel (une attention plus grande pour les signaux liés à l’alcool) et un taux d’inhibition faible. « Ces patients ont également moins de ressources psychologiques pour résister», résume Elisa Schroder, deuxième auteure de l’étude, réalisée dans le cadre de sa thèse de doctorat. La chercheuse étaient venue parler d’addictologie et de ses travaux lors du festival « I Love Science », organisé à Bruxelles. « La prise en compte de ces facteurs dans les thérapies de désintoxication pourrait prévenir les rechutes », estiment les chercheurs.

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