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Découverte de sels d’ammonium dans la comète « Tchouri »

Christian Du Brulle

Trois ans après la fin de la mission « Rosetta » de l’Agence spatiale européenne, la comète 67P/Tchourioumov- Guérassimenko distille encore ses secrets aux chercheurs de l’Institut royal d’Aéronomie spatiale de Belgique (IASB). Des sels d’ammonium, des substances liées à la formation des éléments constitutifs de la vie, viennent d’y être identifiés.

« En 2016, juste avant la fin de la mission Rosetta, une particule cométaire est entrée dans l’instrument ROSINA/DFMS alors que normalement seul le gaz de la comète aurait dû y pénétrer », indique l’IASB dans un communiqué.

Cet incident a permis aux scientifiques, dont ceux de l’Institut royal d’Aéronomie Spatiale de Belgique impliqués dans la construction de ROSINA, de découvrir des composants moins volatils de la comète, dont des sels d’ammonium, et en particulier du chlorure d’ammonium (NH4Cl), comme illustré ci-dessus. Cette découverte explique pourquoi les comètes semblent avoir peu d’azote. L’azote est piégé dans ces composants qu’on ne peut pas détecter à partir de la Terre.

«L’instrument ROSINA/DFMS était destiné à mesurer les gaz volatils s’échappant de la comète, tels que l’eau, le CO, le CO2 et autres », explique le Dr Johan De Keyser, Chef de la Division Physique Spatiale, Institut royal d’Aéronomie Spatiale de Belgique.  « La sonde Rosetta utilisait d’autres instruments pour examiner les poussières cométaires, ces petites particules de roche qui ne s’évaporent pas. Lorsque la particule cométaire s’est coincée à l’entrée de ROSINA/DFMS et s’y est réchauffée, nous avons pu observer les constituants moins volatils pour la première fois. Comme c’est le cas pour beaucoup de comètes, Tchourioumov-Guérassimenko semblait ne contenir que peu d’azote. Pourtant l’azote n’est pas rare dans le système solaire. N’oublions pas que l’azote est le composant principal de l’air que nous respirons. Grâce à cette découverte, il s’avère que sur la comète, l’azote se cache dans les sels d’ammonium. Avec cette observation, il semble qu’une énigme de la science cométaire ait été résolue », se réjouit-il.

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