Image default
Histoire Institutions Education telex

Bruegel en noir et blanc

Pierre Bruegel l’Ancien, le fameux peintre du 16e siècle qui vécut rue Haute, dans les Marolles, était avant tout un dessinateur. À Bruxelles, la Bibliothèque royale de Belgique (KBR), un des dix établissements scientifiques fédéraux relevant de Belspo (la Politique scientifique fédérale), lève le voile sur cette facette trop méconnue des talents de l’artiste. La KBR propose en effet de découvrir le dessinateur qu’était surtout Bruegel à son époque dans sa nouvelle exposition intitulée «The World of Bruegel in Black and White».

C’est plus particulièrement le cabinet des Estampes de la « Royale » qui distille pour l’occasion ses trésors. Les estampes de Bruegel mais aussi trois dessins originaux du Maître issus de ses collections sont exposés. Une occasion exceptionnelle de contempler de très près l’œuvre graphique complète du peintre. Mais aussi de plonger dans la vie du 16e siècle à Bruxelles et Anvers, où Bruegel travailla dans divers environnements.

Un exemple? On connaît ses œuvres représentant des scènes paysannes ou villageoises. Comment cet enfant de la ville se documentait-il? Mais tout simplement en se fondant dans la masse, nous apprend son contemporain Karel van Mander, auteur du Schilderboeck, un recueil de biographies de peintres flamands.
Bruegel se mêlait volontiers aux paysans pour observer « leur façon de manger, de boire, de danser, de sauter, de courtiser et autres choses amusantes », précise-t-il. Le tout « undecover », comme on dirait aujourd’hui. Selon les écrits de Karel van Mander, Pierre Bruegel « restait incognito, en s’habillant en paysan ».

L’exposition rappelle aussi qu’à cette époque, nos contrées étaient un centre important de production et de commerce des estampes. Pieter Bruegel l’Ancien et son éditeur, Hiéronymus Cock, jouaient un rôle clé dans ce contexte. L’exposition « The World of Bruegel in Black and White » détaille leur savoir-faire et leur esprit d’entreprise dans ce domaine.

VIDEO:

 

À la KBR, et depuis un siècle environ, plusieurs conservateurs du Cabinet des Estampes ont contribué à sauver cette facette de la vie du maître de l’oubli. Ils ont effectué des recherches concernant les estampes de Bruegel et ont consacré des articles et des biographies au maître flamand. Aujourd’hui encore, la recherche relative à l’œuvre de Bruegel demeure vivace à la Bibliothèque royale.

En témoigne le projet Fingerprint, lancé en 2016 par le Cabinet des Estampes de la KBR et l’Université de Louvain (KULeuven).

Ensemble, ces deux institutions décortiquent les œuvres du maître au moyen des dernières techniques d’imagerie disponibles. Les premiers résultats de ce projet de recherche sont présentés dans l’exposition.

Quels rôles jouent les espaces verts et les forêts urbaines en période de COVID-19

frans

430000€ om hergebruik van CO2, plastics en water vooruit te helpen

frans

La fonction cardiaque surveillée par « kinocardiographie »

Christian Du Brulle