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Biologie Santé Techno telex

Attaquer la rigidité de la membrane des bactéries indésirables pour mieux les combattre

Christian Du Brulle

La lutte contre la résistance de certaines bactéries face aux antibiotiques occupe de nombreuses équipes de recherche dans le monde. A Bruxelles, au sein de l’Institut de Duve (UCLouvain/Woluwe-St-Lambert), l’équipe du Pr Jean-François Collet du laboratoire de microbiologie moléculaire a peut-être trouvé le moyen de terrasser une bactérie particulièrement résistante aux antibiotiques: Escherichia coli.

Ses travaux, réalisés en collaboration avec le Pr Yves Dufrêne, également de l’UCLouvain mais spécialisé pour sa part dans les techniques de microscopie à force atomique, montrent qu’il était possible d’affaiblir la rigidité de l’enveloppe d’E.coli en jouant sur la taille d’une protéine située au sein même de cette membrane. En modifiant cette rigidité, les chercheurs rendent aussi l’enveloppe de la bactérie plus perméable aux antibiotiques.

« E.coli est une bactérie à Gram négatif », explique le Pr Collet. « Cela signifie que sa membrane est composée de plusieurs couches. Entre la couche la plus extérieure et celle située juste sous celle-ci on retrouve les lipoprotéines « LPP ». Elles sont très nombreuses. Il y en a pas d’un million par cellule. On peut se les représenter comme des petits piliers, arrimés sur la seconde couche de la membrane. Nous avons pu montrer que si on les fait se développer, ces lipoprotéines repoussent la couche la plus extérieure de la bactérie, qui au final se dilate. En agissant de la sorte, la rigidité de la membrane bactérienne s’affaiblit et elle se fait plus poreuse aux antibiotiques.

Les travaux des deux chercheurs entrent ici dans le cadre du programme EOS, cogéré par le FNRS et son pendant flamand le FWO. « Notre recherche est bien entendu d’ordre fondamental », précise le Pr Collet, qui est également un chercheur Welbio. « Mais c’est du beau travail, qui met en œuvre une technologie (la microscopie à force atomique) dont on ne parle pas souvent… Et puis, qui sait, un jour cela pourrait peut-être déboucher sur de nouveaux antibiotiques », conclut-il.

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