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246 heures au-dessus de la mer du Nord

Pollution, contrôle des pêches, suivi des mammifères marins… Au cours de l’année 2019, les scientifiques de l’Unité de Gestion du Modèle Mathématique de la mer du Nord (UGMM), de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, ont longuement surveillé par avion les eaux territoriales belges, mais aussi celles d’autres pays riverains de la mer du Nord. Au total, l’avion, géré d’un point de vue opérationnel par la Défense et basé à l’aéroport d’Anvers, a effectué 246 heures de vol au service de l’environnement marin.

Parmi les missions de ces scientifiques, menées en collaboration avec la garde côtière belge, on pointera la surveillance de la pollution marine qui a permis d’identifier treize déversements illégaux provenant de navires et la détection d’émissions de soufre identifiées dans les fumées d’échappement de 51 navires.

En ce qui concerne les mammifères marins, deux phoques et 52 marsouins communs (dont 6 juvéniles) ont été observés depuis les airs en juin 2019. En août, ce sont cinq phoques et 42 marsouins (dont également 6 juvéniles) qui ont encore pu être observés. Il en résulte que la densité moyenne des marsouins dans nos eaux territoriales s’élevait à 0,72 marsouin par km² de surface maritime. Pour les eaux belges, cela montre que leur population totalise entre 2.100 et 2500 animaux.

Rideau de bulles généré sur le site de construction d'une éolienne, observée depuis l'avion de surveillance de l'IRSNB. © UGMM
Rideau de bulles généré sur le site de construction d’une éolienne, observée depuis l’avion de surveillance de l’IRSNB. © UGMM

Ces campagnes de surveillance des mammifères marins sont menées afin, notamment, de contrôler l’impact environnemental des parcs éoliens en mer. En 2019, trois nouveaux parcs éoliens en mer ont été construits dans les eaux belges. L’avion a vérifié que les conditions liées aux permis de construction alloués étaient respectées. Notamment en ce qui concerne le placement correct d’un rideau de bulles (bubble curtain), lors de la mise en place des pylônes. Ce rideau de bulles autour de la zone de travaux garantit une réduction de la pollution sonore pour, entre autres, protéger les mammifères marins.

Notons encore qu’en mars 2020, le service scientifique UGMM a mis en ligne un nouveau site web afin de résumer les activités de l’avion de surveillance de l’IRSNB, les cadres juridiques dans lesquels ces activités se déroulent, et le contexte technique des tâches effectuées.

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frans