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14,6 % du personnel hospitalier du CHU Saint-Pierre en contact avec les patients Covid ont développé des anticorps

Christian Du Brulle

Au CHU Saint-Pierre, un peu plus de 14 % du personnel de l’hôpital en contact avec des patients Covid-19 ont développé des anticorps de type IgG lors du test sérologique. Et chez 4,5 % du personnel en contact avec des patients Covid, du matériel génétique du virus a été détecté lors d’un frottis naso-pharyngé (test PCR). Tels sont les premiers résultats du programme de recherche lancé à l’hôpital universitaire bruxellois voici un mois, en partenariat avec le Laboratoire Hospitalier Universitaire de Bruxelles (LHUB-ULB).

Ce programme de recherche de six mois vise à évaluer le portage du virus SARS-COV-2 au sein du personnel hospitalier exposé ainsi que l’immunité individuelle de celui-ci vis-à -vis du virus. « Un peu plus de 400 membres du personnel en contact avec des patients Covid ont déjà été enrôlés dans notre étude », indique la Dre Charlotte Martin, médecin infectiologue au CHU Saint-Pierre. « Nous visons un échantillon de 500 participants d’ici la fin de la semaine. Une des particularités de notre étude est qu’elle concerne autant du personnel soignant (médecin, infirmier(e)s..) que non-soignants (secrétaires, aides logistiques ou techniques, membres du service de nettoyage…) ».

Toutes les personnes impliquées dans les filières spécifiques de prise en charge des patients COVID-19 ont donc l’opportunité de participer à cette étude pilote. Les premiers résultats portant sur 413 membres du personnel exposés montrent la présence ponctuelle de matériel génétique de virus, attestée par un frottis naso-pharyngé, chez 4,5 % de cet échantillon. « Ces personnes ont été écartées du travail et isolées à domicile pendant une semaine », précise la Dre Martin. « Elles ont ensuite pu reprendre le travail, en observant les mesures de protection stricte mises en place: port du masque obligatoire, lavage fréquent des mains, etc. ».

Le dosage des anticorps (sérologie IgG) a montré que 14,6 % membres de ce personnel a été en contact avec le virus. « Ce qui est surprenant ici, c’est que plus de la moitié de ces personnes n’a aucun souvenir d’avoir développé des symptômes », précise l’hôpital.

Le suivi des personnes qui participent à cette étude va être assuré jusqu’en septembre prochain. Un des objectifs poursuivis est notamment de déterminer comment l’immunité se développe et perdure face à ce virus. Une recherche menée en collaboration avec la Pr Arnaud Marchant, de l’Institut d’immunologie médicale (IMI) de la Faculté de Médecine de l’Université libre de Bruxelles, et une équipe à Londres.

« Les informations issues de cette recherche doivent aussi permettre d’informer et d’éclairer les décideurs politiques dans leurs choix stratégiques sur la mise en œuvre du déconfinement », indique le CHU.

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